Cloches – Saint Brieuc (F-22) cathédrale St Etienne

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A cent lieues des traditionnelles cathédrales gothiques aux clochers rigoureusement symétriques, la cathédrale St Etienne de Saint-Brieuc nous offre le curieux et néanmoins charmant spectacle de 2 tours fortifiées totalement dépareillées en façade. La tour du nord, à gauche, gauche, dite Tour Brieuc, abrite les 2 bourdons : le la2 derrière les abat-sons au-dessus du portail, et le si2 derrière les abat-sons sous la coiffe. La Tour Marie, ou Tour du Midi, abrite les 3 plus petites cloches (do3, ré3, mi3). La nef à 7 travées a été rebâtie de 1712 à 1725. Signalons encore le magnifique mobilier liturgique des chapelles, les vitraux de la fin du 19e siècle, et l’orgue historique Cavaillé Coll de 1848 (40 jeux, 2’500 tuyaux), restauré fin 1980.

Je vous invite à découvrir – de haut en bas – le grand bourdon en la2 dans la Tour Brieuc, les petites cloches de la Tour Marie, et le plénum virtuel (sans le si2, motorisation en panne), réalisé par Hugo à partir des enregistrements réalisés successivement dans les 2 tours. Vous noterez que la cloche 5 a dû être démarrée « à la poussette » par mes vaillants camarades Dominique (Valdom68) et Hugo (Orguedu22), avant de voler de ses propres ailes.



COMPOSITION DE LA SONNERIE
Cloche 1, le grand bourdon, note la2, coulée en 1952 par Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles
Cloche 2, le petit bourdon, note si2, coulée en 1834 par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères de Villedieu-les-Poêles
Cloche 3, note do3, coulée en 1844 par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères de Villedieu-les-Poêles
Cloche 4, note ré3, coulée en 1953 par Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles
Cloche 5, note mi3, coulée en 1953 par Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles

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Le grand bourdon en la2

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Le petit bourdon en si2

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la cloche 3 en do3

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Les cloches 4 (ré3) et 5 (mi3)

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^ ^ La Tour Brieuc, vue depuis la Tour Marie

Le magnifique orgue historique Cavaillé-Coll v v

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De haut en bas, les bas-reliefs de St François de Sales et St Vincent de Paul, le gisant de Monseigneur Martial (1858-1861), et le tombeau de Monseigneur Le Groing de la Romagère (1817-1841).

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Album photo complet : http://www.facebook.com/media/set/?set=a.445815095455636.91518.408532932517186&type=3

Mes plus sincères remerciements au Père Antoine Le Meur pour son aimable autorisation et son chaleureux accueil.

http://www.mairie-saint-brieuc.fr/
http://www.baiedesaintbrieuc.com/
http://www.infobretagne.com/saint-brieuc-cathedrale.htm
http://www.paroisses-saintbrieuc.org/les-paroisses/paroisse-saint-guillaume

Cloches – Avranches (F-50) basilique St Gervais, glas romain

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Impressionnant patrimoine religieux que celui d’Avranches. Cette localité de la Manche possédait jadis sa propre cathédrale, qui s’écroula fin du 18e siècle faute d’entretien. Subsistent aujourd’hui comme lieux de culte, l’église Notre-Dame des Champs, avec son imposante façade néo-gothique à 2 tours; l’église St Saturnin, reconstruite mi-19e siècle; et enfin la basilique St Gervais, dont le clocher, haut de 74 mètres, domine de loin les toits de la cité. Cet bel édifice néo-classique, achevé en 1899, renferme un grand ensemble campanaire, composé d’un carillon de 32 pièces, et de 5 cloches à la volée


Il était prévu que mes camarades et moi-même filmions le plénum en sol2. Seulement voilà, au jour et à l’heure du créneau généreusement accordé par la mairie, fut programmé un événement difficilement prévisible à l’avance : une cérémonie funèbre. La vidéo ci-dessus vous propose donc la formule « glas romain », à savoir la volée sur une des cloches, et le tintement en cadence sur 2 autres cloches. Ce style de sonnerie – inconnu dans ma Suisse natale – se retrouve dans plusieurs régions de France, dont la Bretagne et la Normandie. Tombé amoureux de cette belle région l’été dernier, il n’est pas exclu que j’y retourne l’an prochain, et que je vous ramène cette fois un plénum 😉
Les 5 cloches furent coulées en 1899 par Bollée – Le Mans sur un motif Westminster. Le glas romain consiste en une volée sur le do, à laquelle viennent s’ajouter des tintements en alternance sur les cloches en ré et en mi.

Cloche 1, Aubert, sol2, 6’454kg
Cloche 2, Marie, do3, 2’500kg
Cloche 3, Agnès-Françoise, ré3, 1’562kg
Cloche 4, Marie-Augustine, mi3, 1’090kg
Cloche 5, Ange-Josépha, sol3, 700kg

Vint s’ajouter à cet ensemble à la volée un carillon chromatique du do4 au fa5, lui aussi coulé par Bollée le Mans. Le 21 novembre 1982, enfin, 9 nouvelles cloches de Cornille-Havard complétèrent cet impressionnant instrument campanaire, d’un poids total de 32 tonnes.

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Le bourdon Aubert en sol2

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la cloche 2 en do3, sur laquelle s’effectue la volée du glas romain

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^ ^ le sol 3 (à gauche) et le mi 3

v v vue plongeante sur les 4 plus grandes cloches

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De haut en bas, l’ancienne horloge électromécanique, l’ancien système de ritournelles automatiques installé par la maison Bach de Metz entre 1939 et 1952, et l’ancien tableau de commande de mise en volée. Les ritournelles, différentes pour chaque période de l’année, retentissaient à l’époque tous les quarts d’heure. Aucun tintement ne s’est hélas fait entendre durant notre passage à Avranches.

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Les combles

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L’intérieur

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Album photo complet http://www.facebook.com/media/set/?set=a.445494628821016.91462.408532932517186&type=1

Remerciements au Père Marie-Bernard Seigneur pour son aimable autorisation. Merci également  à la mairie d’Avranches, et plus spécialement à M. Alain Falabregue, du service technique, de nous avoir accordé un peu de son temps.

Source: « Les Carillons de France », par Henri Garnier, Guilde des Carilloneurs de France, 1985. Merci à Hugo Pillevesse pour la mise à disposition de ce magnifique ouvrage.

http://www.ville-avranches.fr/
http://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/avranches.htm
http://paroisse.avranches.free.fr/

Cloches – Dinan (F-22) basilique St Sauveur

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Après vous avoir parlé de l’église St Malo, il est temps pour moi de vous dire quelques mots de la magnifique basilique St Sauveur de Dinan. Le lieu de culte principal de cette pittoresque bourgade médiévale bretonne porte la marque de l’Orient. L’atmosphère des croisades semble avoir traversé les siècles pour nous parvenir intacte au travers des statues, des lions de pierre, des monstres et autres figures tragi-comiques. Débutée au 12e siècle, la construction de la basilique ne s’acheva qu’au 18e siècle avec la surélévation du fier clocher, quelques années seulement avant la Révolution.

2 bourdons pour une localité d’à peine 11’000 habitants… il n’y a pas que la Suisse qui peut s’ennorgueillir de posséder une telle concentration de grandes cloches au kilomètre carré. Le Gros Malo en sol#2, mais aussi le magnifique la2 de la basilique St Sauveur. Nous retrouvons ici une nouvelle démonstration du talent des fondeurs de cette belle région.

Cloche 1, bourdon, note la2, coulé en 1868 par Viel-Tétrel à Villedieu-les-Poêles
Cloche 2, note do#3, coulée en 1832 par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères à Villedieu-les-Poêles
Cloche 3, note ré3, coulée en 1961 par Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles

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Le bourdon

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Les cloches 2 (ci-dessus) et 3

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^ ^ Dans le choeur haut de 19m trône le somptueux maiître-autel du 18e siècle

L’orgue Cavaillé- Coll, construit en 1838, transformé en 1966 v v

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Mes plus vifs remerciements au Père Cocheril pour son aimable autorisation, ainsi qu’à MM. Daniel Launay et Roger Goupil, sacristains, pour leur chaleureux accueil. Un grand merci aussi à Hugo Pillevesse, organiste à l’église St Malo, de nous avoir servi de guide à travers sa merveilleuse ville de Dinan

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Cloches – Dinan (F-22) église St Malo

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Si Dinan naquit vers l’an 1000, c’est le 15 novembre en l’an de grâce 630 que mourut Saint Malo, qui donna son nom au diocèse dont fit partie la paroisse jusqu’à la Révolution. L’imposante église St Malo vit sa première pierre posée en 1490. Le foisonnement d’arcs-boutants et de pinacles extérieurs offre un curieux contraste avec le dépouillement intérieur de ce magnifique sanctuaire, dévasté à la Révolution, puis restauré sous le Second Empire. On raconte que l’argent, offert pour la construction d’un clocher en maçonnerie, fut envoyé par erreur à a ville de Saint Malo, et non à l’église St Malo de Dinan. Ce qui expliquerait pourquoi se dresse au-dessus du choeur, un modeste couronnement de bois en lieu et place de la flèche de pierre promise.

Seules 3 cloches se balancent dans le vaste clocher de bois. Mais parmi elles se trouve le « Gros Malo », ce magnifique bourdon si cher aux Dinannais. Le poids de 2’980kg, mentionné dans le dépliant officiel, tendrait à faire croire que nous sommes ici en présence d’un profil extrêment léger. La cloche 3 fut offerte en 1846 par la soeur de l’écrivain et homme politique Chateaubriand, mais dut être recoulée en 1929. On peut y lire : « Je remplace Marie-Louise, fondue en 1846.

Cloche 1, le bourdon « Gros Malo », note sol#2, coulée en 1869 à Villedieu-les-Poêles
Cloche 2, « Mélanie-Clémentine », note ré3, coulé en 1835 par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères à Villedieu-les-Poêles
Cloche 3, « Marie Henriette Anne », note fa3, coulée en 1929 par Cornille Havard.
Une 4e petite cloche en sib4, aujourd’hui désaffectée, est accrochée près d’une des baies

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De haut en bas, les cloches 1, 2, 3 et 4

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^ ^ Bénitier porté par le démon, oeuvre insolite des sculpteurs dinannais Louis Bouchet et Jean Delaune, à qui on doit aussi la grande rosace et les gargouilles

Le magnifique orgue anglais d’Alfred Oldknow. Y joue régulièrement en semaine le jeune et talentueux organiste Hugo Pillevesse, qui fut notre guide pendant cette belle semaine bretonne. v v

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Mes plus vifs remerciements au Père Cocheril pour son aimable autorisation, ainsi qu’à MM. Daniel Launay et Roger Goupil, sacristains, pour leur chaleureux accueil

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Cloches – La Ferté-Macé (F-61) église Notre-Dame

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Imposante église Notre-Dame de la Ferté-Macé, consacrée en 1860 dans le style romano-byzantin. Longue de 70m, large de 36m, l’église voit encore se dresser à ses côtés l’ancien sanctuaire du 11e siècle, dernier témoignage du passé médiéval de cette bourgade de l’Orne

De haut en bas: les 7 cloches à la volée de la tour St Denis, le bourdon dans la tour St Mathieu, l’angélus de midi

Les 2 clochers, d’une hauteur de 60m chacun, renferment un imposant carillon de 16 cloches coulé par Amédée Bollée du Mans en 1901. 8 des cloches, dont le beau bourdon en la2, peuvent également sonner à la volée. Poids total : 9’942kg

COMPOSITION DE L’ENSEMBLE
(entre parenthèses, les cloches fixes réservées au seul carillon)

Dans la Tour St Matthieu:
Le bourdon, note la2, poids 3’917kg
***
Dans la Tour St Denis:
ré3, 1’578kg
mi3, 1’082kg
fa#3, 750kg
sol3, 621kg
la3, 425kg
si3, 298kg
(do4, 237kg)
(do#4, 205kg)
ré4, 180kg
(mi4, 136kg)
(fa4, 127kg)
(fa#4, 112kg)
(sol4, 98kg)
(sol#4, 87kg)
(la4, 78kg)

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Voici pour commencer le beau bourdon en la2. L’étroitesse de la chambre des cloches le rend difficilement saisissable. C’est aussi la raison pour laquelle son angle de volée est ridiculement bas, donnant l’impression que cette pauvre cloche tinte plutôt qu’elle ne vole. Contraste saisissant, son rythme de sonnerie est même plus rapide que celui des petites cloches, équipées en super-lancé

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En vrac, quelques clichés des autres cloches à la volée et du carillon
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L’intérieur de cette grande et belle église

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Mes plus vifs remeciements au Père Philippe Pottier; à M. Michel Leroux, sacristain; ainsi qu’à Mme Simone Barbier. Cette belle étape campanaire fut également le plaisir de rencontrer le « résident de l’étape », à savoir Gaetan (MrGaet61 @ Youtube), très fier à juste titre de « sa » belle église. Plaisir aussi d’avoir fait la connaissance de Mathieu (mathieu14280 @ Youtube), qui a magnifiquement mis en branle les séquences de sonnerie.

LIENS
http://www.lafertemace.fr/ville/
http://www.orne.catholique.fr/-SAINT-JEAN-BAPTISTE-EN-PAYS-.html
http://www.youtube.com/user/MrGaet61/
http://www.youtube.com/user/mathieu14280/

SOURCES
Revue « L’art campanaire » no 56 (avril 2005)

Cloches – Rennes (F-35) cathédrale St Pierre

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Achevée en 1845 seulement, la cathédrale St Pierre de Rennes est un édifice relativement récent en comparaison des nombreuses grandes églises gothiques que compte la France. Cela n’enlève toutefois rien à la majesté et à la rareté du sanctuaire : inspirée des grandes basiliques romaines, la cathédrale de Rennes est en effet la seule du genre dans l’Hexagone

^ ^ Les cloches 2-3-4-5

Pour savourer le plénum, je vous invite à lancer simultanément les 2 vidéos

v v Le bourdon en solo

La sonnerie est à l’image de la cathédrale elle-même : relativement récente, mais imposante. Réparties entre les 2 clochers, les 5 cloches furent coulées par 2 dynasties de fondeurs encore existantes : Bollée pour 2 d’entres elles et Paccard pour les autres.

Cloche 1, (bourdon), dite « Godefroy », note fa#2, poids 7’938kg, coulée en 1867 par Bollée du Mans
Cloche 2, dite « Marie », note la2, poids 3’950kg, coulée en 1934 par Paccard d’Annecy
Cloche 3, dite « Pierre », note do#3, poids 1’467kg, coulée en 1843 par Bollée du Mans
Cloche 4, dite « Amand », note mi3, poids 1’155kg, coulée en 1934 par Paccard d’Annecy
Cloche 5, dite « Mélaine », note la3, poids 475kg, coulée en 1934 par Paccard d’Annecy

A noter que la cloche 3 est l’unique relique conservée de la première sonnerie de 1843, qui comptait 3 pièces: Marie (3’052 kg), Pierre (1’467 kg) et Amand (820 kg).

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Le magnifique bourdon « Godefroy », dont le battant a tout juste été changé

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la cloche 2 en la2

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De haut en bas, les cloches 3, 4 et 5

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Mes plus vifs remerciements au Père Bernard Heudré pour son aimable autorisation. Merci également à M. Patrick Chanteux, sacristain, pour sa gentillesse et sa disponibilité. Amitiés enfin à Matthias Walter et à Arthur Bamas (alias Fanacloche @ Youtube) pour m’avoir soufflé l’idée d’aller immortaliser cette somptueuse sonnerie.

http://cathedralerennes.catholique.fr/
http://metropole.rennes.fr/
http://www.youtube.com/user/fanacloche

Sources:
Wikipedia
L’Ouest Eclair

Cloches – Trôo (F-41) collégiale St Martin

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Fondée en 1049, et rebâtie au 12e siècle déjà dans le style angevin, la collégiale St Martin de Trôo fut profondément remaniée au fil des siècles. A l’origine surmonté d’une flèche de pierre, le massif clocher sur le choeur fut gravement endommagé par la foudre en 1737. On lui connaît depuis l’actuelle coiffe, certes moins imposante, mais des plus élégantes.

Quelle ne fut pas ma surprise, en accédant à la vaste chambre des cloches, de ne trouver ici qu’une seule demoiselle de bronze, qui plus est de dimensions aussi modestes. Charmante petite cloche toutefois, oeuvre des fondeurs lorrains Nicolas Husson et Joseph Colin en 1823, et donnant une note fondamentale proche du mib3.

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Les restes d’une ancienne horloge mécanique avec ses poids de pierre taillée

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Remerciements à M. Jean-Pierre Mouret, maire de Trôo, pour son aimable autorisation et ses encouragements. Merci également à Céline pour son chaleureux accueil à la mairie, et bien sûr à mon valeureux camarade campanaire Dominique (Valdom68 @ Youtube) pour l’organisation de cette agréable étape campanaire.

http://www.troo.fr/
http://www.youtube.com/user/valdom68

Cloches – Grenoble (F-38) Cathédrale Notre-Dame

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Ce qui ressort avant tout de la cathédrale Notre-Dame de Grenoble est son imposant clocher de briques sur soubassement de pierre, bâti au 13e siècle. Le reste de cet intéressant édifice religieux se trouve dissimulé dans un ensemble de bâtiments, profondément remaniés au fil des ans, et comprenant l’Evêché, l’église St Hugues, les maisons du chapitre et un cloître.Le sanctuaire actuel a été reconstruit au 12e et au 15e siècles. Une façade néo-romane, édifiée en 1885, fut supprimée en 1990.

Bel ensemble de 5 cloches que la sonnerie de la cathédrale Notre-Dame de Grenoble. La plus petite, dite « Cloche des Matines du Chapitre » est aussi la plus ancienne, et la seule à avoir survécu à la Révolution. La cloche 4, signée du grenoblois Bonnevie, fut coulée au mois de mai 1816. Les 3 plus grandes portent toutes la griffe de Burdin aîné de Lyon, et la date de 1845

Cloche 1 (bourdon), coulée par Burdin ainé de Lyon en 1845, diamètre 1m92, poids 4753 kg, note lab2
Cloche 2, coulée par Burdin ainé de Lyon en 1845, diamètre 1m45, poids 2118 kg, note do3
Cloche 3, coulée par Burdin ainé de Lyon en 1845, diamètre 1m36, poids 1642 kg, note ré3
Cloche 4, coulée par A. Bonnevie père et fils de Grenoble en 1816, diamètre 1m16, note mi3 (absente de la sonnerie)
Cloche 5, coulée en 1614, diamètre 82cm, note si3

Les plus petites cloches sonnent en volée rétro-équilibrée, ce qui explique pourquoi elles peinent à rivaliser de volume sonore avec les 2 plus grandes, qui elles sont en lancer franc.

Si le tintement horaire s’effectue aujourd’hui au moyen d’électro-marteaux, une première horloge était mentionnée en 1492 déjà. Le dernier mouvement mécanique semble avoir été construit en 1750, puis modifié en 1840.

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Le bourdon, oeuvre – tout comme les cloches 2 et 3 – de Burdin aîné, alias Jean-Claude Burdin, 3e du nom. Détruite après la 1ère Guerre, l’ancienne fonderie Burdin se trouvait jadis face à l’église Ste Croix de Lyon. C’est d’ailleurs Burdin qui fur chargé de couler le carillon de l’église voisine à prix préférentiel. Moins richement et moins finement décorées que celles d’un autre fondeur lyonnais – à savoir Gédéon Morel – les cloches Burdin que nous avons ici présentent un aspect des plus agréables. Le bourdon en la bémol de la cathédrale Notre-Dame de Grenoble est la plus grosse cloche de l’Isère.

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^ ^ La cloche 2

v v La cloche 3

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La cloche 4, signée « A. Bonnevie père et fils ». D’après les quelques renseignements que j’ai pu recueillir sur internet, les Bonnevie furent une famille de fondeurs qui se sont établis successivement à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) au 18e siècle, et à Grenoble au 19e. Sont mentionnés en divers endroits au moins 4 représentants:  Amand, Amédée, André et Maurice.

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La cloche 5. De son fondeur sont connues les seules initiales : D. B, comme on peut le voir ci-dessous: F.D.B, pour « fecit D. B.)

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Quelques vues intérieures de la cathédrale Notre-Dame de Grenoble

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Mes plus vifs remerciements au Père Patrick Royet, Recteur de la cathédrale, ainsi qu’à M. Fabrice Gayet, sacristain, pour leur aimable accueil en ce jeudi de l’Ascension.

Cloches – Lyon (France-69) Primatiale St Jean

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Edifiée de 1180 à 1480, la Primatiale St Jean de Lyon combine habilement les styles roman (choeur, abside, transept) et gothique flamboyant (façade).Réputée avant tout pour son horloge astronomique du 14e siècle, ses tableaux, ses statues et ses vitraux, ce beau sanctuaire possède également une imposante sonnerie historique de 9 cloches

Sur les 4 tours, seules 2 renferment des cloches. Les 3 timbres horaires (cloches civiles) se trouvent en façade (tour nord-ouest avec son cadran), alors que les 6 cloches à la volée occupent l’imposante tour nord-est. Le sublime bourdon (La Grosse Cloche pour les Lyonnais), coulé en 1622 par Pierre Recordon, est considéré à juste titre comme une des plus belles cloches de France. Le profil lourd (7’700kg pour un la bémol 2) explique en partie le son à la fois puissant et velouté de cette magnifique cloche.

Je vous invite à retrouver ci-dessus, en prise de son extérieure, La Grosse Cloche en solo, puis (dès 2mn40) le plénum pascal, amputé hélas des cloches 3 et 5 à la motorisation défectueuse. Savourez ci-dessous le sublime bourdon dans l’intimité de la chambre des cloches.

Composition de la sonnerie à la volée:
Cloche 1, dite La Grosse Cloche ou Anne-Marie, note la bémol 2, coulé par Pierre Recordon en 1622, diamètre 2m19, poids 7’700kg.
Cloche 2, dite La Deuxième ou Gabrielle, sib2, coulé par Frèrejean Cadet en 1805, 1m62, 2’379kg
Cloche 3, dite Le Tiers Sainct ou Blandine, do3, attribuée à Chevalier, 1m38, 1’533kg, actuellement hors service
Cloche 4, dite Séral ou Quart Sainct, fa3, coulée par Léonard Dupont en 1671, 1m08, 697kg
Cloche 5, dite La Cinquième ou Pothin, sol3, coulée par Chevalier en 1820, 96cm, 535kg, actuellement hors service,
Cloche 6, dite Le Schiule ou Rappiau (Rappel), lab3, fondeur inconnu, 83cm

En 1789, le clocher comportait 8 cloches: La Grosse Cloche, mais aussi une cloche d’Abraham (1642), 3 cloches de Léonard Dupont (1671) et 3 cloches de Ducret père et fils (1768)
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Le sublime bourdon, dit « Grosse Cloche »

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^ ^ La cloche 2

v v la cloche 3

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^ ^ La cloche 4

v v la cloche 5

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^ ^ La cloche 6
Aussi sublime que soit la sonorité de La Grosse Cloche, vous avez certainement tous constaté que nombreux étaient les ratés durant la sonnerie. On observe également ci-dessous que le point de frappe sur la cloche n’est pas assez précis, et que la boule du battant est accrochée quelques millimètres trop bas. La visite d’un campaniste paraît donc nécessaire, afin de vérifier le centrage et la suspension du battant, de même que la poussée des moteurs, de manière à ce que la divine Grosse Cloche soit encore mieux mise en valeur v v
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^ ^ Cette mise en garde nous rappelle le bon vieux temps où un sonneur occupait la loge qui lui était assignée dans le clocher
v v Les cloches sont aujourd’hui commandées par ce clavier, le même depuis l’électrification
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Mes plus vifs remerciements à M. Jean Bernard, de la Pastorale du Tourisme, au Père Michel Cacaud, recteur, à l’équipe des sacristains, et surtout à M. Fabien Haug, de la Société Française de Campanologie, qui fut notre guide émérite durant cet exceptionnel week-end campanaire. Une pensée enfin à mon regretté collègue et ami Jean-Marie Rolle, qui peu avant sa disparition, m’avait encouragé à entreprendre ce voyage à Lyon.
Liens :
Bibliographie:
Lyon, la grâce d’une cathédrale, aux éditions La Nuée Bleue. Le chapitre sur les cloches est de la plume de Fabien Haug