Cloches – Bienne (CH-BE) église St Benoît

L’église réformée alémanique de Bienne dispose d’une sonnerie de cinq cloches en si2, réalisée en trois étapes par la même fonderie

Bienne St Benoit

St Benoît n’est peut-être pas l’église la plus ancienne de Bienne (St Etienne est en effet mentionnée en l’an 600 déjà), il n’empêche nous sommes tout de même en présence d’un vénérable édifice consacré en 1228 et rebâti dans le style gothique tardif de 1451 à 1470. La base du clocher est encore celle de la première tour romane, quoique percée aujourd’hui de baies ogivales. On entreprit de surélever le clocher après édification de la nouvelle nef, afin de porter plus loin le son des cloches. Manque de chance, alors que les travaux étaient sur le point de s’achever, le couronnement du clocher s’écroula, entraînant dans sa chute un ouvrier, de même que les cloches. Si mes sources ne me renseignent pas sur l’état de santé du pauvre homme, elles nous apprennent en revanche que les cloches ne subirent miraculeusement aucun dommage ! Le clocher prit la forme que nous lui connaissons aujourd’hui en 1551.

De très belles fresques antérieures à la Réforme (proclamée en 1527) ornent l’intérieur de l’église St Benoît. Les rénovations successives menées au XXe siècle ont en effet permis de mettre au jour une représentation de St Benoît, le voile de Ste Véronique, le Jugement Dernier et le martyr de St Sébastien. On note aussi la présence de vitraux du XVe siècle dans le chœur, d’une très belle chaire néogothique et de deux orgues remarquables : un grand orgue en tribune, et un petit orgue en nid d’hirondelle. Ces instruments ont été réalisés respectivement en 2011 et en 1994 par la manufacture Metzler de Dietikon (CH-ZH).

Pour une église à l’histoire aussi riche, on peut évidemment regretter que la sonnerie se compose uniquement de cloches des XIXe et XXe siècle, toutes issues de la même fonderie. D’intéressantes anecdotes sont toutefois à relater. A commencer par le fait que le bourdon arbore des inscriptions selon lesquelles il serait la refonte d’une cloche de 1423. Il faut également savoir que Ruetschi d’Aarau coula en 1882 cinq cloches, ornées de motifs néogothiques soignés, et égrenant les notes si2 ré#3 fa#3 sol#3 si3. Après la Seconde Guerre Mondiale, les deux petites cloches furent envoyées en cadeau à des paroisses alsaciennes sinistrées. On refit alors un nouveau sol#3 en 1947, et on passa commande en 1955 – non pas d’un si3 – mais d’un do#3. Cette nouvelle disposition de la sonnerie entraîna l’agrandissement du beffroi en hauteur pour y loger la nouvelle cloche 2. Le beffroi – parlons-en – est nettement antérieur à la sonnerie. Sa construction massive donne à penser que la plus grande partie de sa structure date de la surélévation du clocher au XVIe siècle. A l’étage inférieur se trouve un magnifique mouvement horloger Prêtre et fils de la fin du XIXe siècle, modifié pour le remontage électrique des poids et le réglage horaire par électro-aimant sur le balancier. Dans l’église, enfin, se trouve exposée une petite cloche gothique avec son joug et ses ferrures d’origine. Elle arbore entre autres motifs le Christ en Croix

-Cloche 1, note si2, poids 2’850kg, coulée en 1882 par Hermann Ruetschi à Aarau
-Cloche 2, note do#3, poids 2’050kg, coulée en 1955 par Ruetschi SA à Aarau
-Cloche 3, note ré#3, poids 1’450kg, coulée en 1882 par Hermann Ruetschi à Aarau
-Cloche 4, note fa#3, poids 860kg, coulée en 1882 par Hermann Ruetschi à Aarau
-Cloche 5, note sol#3, poids 540kg, coulée en 1947 par Ruetschi SA à Aarau

Mes plus vifs remerciements à Luc Ramoni, pasteur à la paroisse réformée évangélique générale de Bienne, pour l’accès au clocher de cette belle église St Benoît, aujourd’hui église réformée alémanique. Remerciements également à Pierre « Pierrot708 » pour son indispensable collaboration.

Sources :
http://altstadt-biel.ch/sehenswuerdigkeiten-und-geschichte/reformierte-stadtkirche-biel-ring-2/reformierte-stadtkirche-biel-ring/
http://www.ref-bienne.ch/accueil/portrait/
https://de.wikipedia.org/wiki/Stadtkirche_Biel
http://www3.orgues-et-vitraux.ch/default.asp/2-0-1936-11-6-1/
http://www.srf.ch/radio-srf-musikwelle/glocken-der-heimat/biel-stadtkirche

Cloches – Bienne (CH-BE) église Ste Marie

6 cloches en si bémol 2 (Ruetschi 1947)

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Si l’étude d’une sonnerie est toujours l’occasion pour le vrai passionné de se plonger dans l’histoire du lieu qui l’héberge, la présentation du somptueux ensemble campanaire de l’église Ste Marie nous amène à nous intéresser à l’histoire tourmentée du catholicisme dans cette région particulière du canton de Berne. La Réforme y est adoptée en 1528 déjà. Bienne devient française en 1798, avant de gagner le giron bernois en 1815. Le canton promet de reconnaître la liberté de conscience en établissant l’Acte de réunion, par lequel l’ancien Evêché de Bâle devient bernois. Il reconnaît la liberté de religion dans sa Constitution libérale. Mais avec l’éclatement du Kulturkampf en Europe, Berne cherche à mettre l’Eglise catholique au pas. En cause – entre autres – la promulgation par Pie IX en 1870 du dogme de l’infaillibilité pontificale dans une société qui se veut de plus en plus laïque. S’ensuit le schisme donnant naissance à l’Eglise Vieille Catholique (aujourd’hui Catholique Chrétienne en Suisse). Cette dernière s’approprie le sanctuaire tout neuf de la Route du Jura (il avait été consacré en 1869) et le revend à l’Etat pour une somme symbolique. Les curés qui avaient voué serment d’allégeance au pape sont démis de leurs fonctions. Leur chef de file, le père Jecker, est même emprisonné. Il faudra attendre 1898 pour voir la situation se décanter et le culte catholique romain à nouveau reconnu.

La galerie photo d’archives ci-dessus nous montre – outre la montée des cloches – l’église Ste Marie telle qu’elle se présentait de 1869 à 1903, puis son aspect après amputation de son petit clocher. On remarque tout de suite que le bâtiment était nettement moins haut qu’il ne l’est aujourd’hui. D’importants travaux sont en effet menés à partir de 1926 pour consolider et surélever cette église primitive, sur les recommandation du fribourgeois Fernand Dumas, et sur des plans d’Adolphe Gaudy, architecte de Rorschach. Le sanctuaire se voit doté d’un clocher – beaucoup plus imposant, cette fois – destiné à recevoir une grosse sonnerie. Celle-ci n’arrivera qu’en 1947, quelques mois après le décès du curé Loscher, qui avait tant œuvré pour la réussite du projet. La décoration des six cloches est l’œuvre du sculpteur argovien Büchs. Le choix des notes est confié à un fribourgeois, le célèbre abbé musicien Joseph Bovet, auteur du non moins fameux « Vieux Chalet ». Un petit insigne souvenir en céramique est mis en vente auprès du public pour la somme d’un franc.

Sib2 réb3 mib3 fa3 lab3 sib3 – Ruetschi 1947

-Cloche 1, cloche du Christ-Roi, diamètre 1m80, poids 3’300kg
-Cloche 2, dédiée à la Vierge Marie, diamètre 1m50, poids 2’100kg
-Cloche 3, cloche des Apôtres, diamètre 1m36, poids 1’400kg
-Cloche 4, dédiée à St Nicolas de Flue, diamètre 1m20, poids 1’000kg
-Cloche 5, cloche des âmes du Purgatoire, diamètre 1m, poids 820kg
-Cloche 6, dédiée à Ste Cécile, diamètre 90cm, poids 440kg

Chronologie
-12 juillet 1947 : coulée des 6 cloches, d’un poids total de 8’500kg, dans les ateliers argoviens de la maison Ruetschi.
-15 août : transport des cloches par train jusqu’à Bienne. Elles sont ensuite acheminées à travers la ville au son de leurs aînées.
-17 août : baptême des cloches par Mgr François Von Streng, évêque de Bâle.
-20 août : montée festive des cloches par les enfants de la ville.
-21 septembre (Jeûne Fédéral) : première sonnerie officielle.

L’église Ste Marie de Bienne a cela de particulier qu’elle dispose de deux étages. Certes, on rencontre souvent des sanctuaires dont la vaste crypte peut héberger plusieurs dizaines de fidèles. Mais ici, on a vraiment à faire à deux salles de culte à la surface quasiment équivalente. Pour rappel, Bienne fait partie des villes de Suisse qui ont la particularité d’être bilingues (allemand-français).

Mes plus vifs remerciements à mon ami Luc N. Ramoni, pasteur à la paroisse générale réformée de Bienne, pour les démarches auprès de ses homologues catholiques et les bons moments de partage. Merci à Mme Dominique Bähler, sacristine, pour son aimable accueil et sa disponibilité. Amitiés enfin à mes excellents camarades campanaires Dominique « Valdom68 », Pierre « Pierrot708 » et Mimine pour leur précieuse collaboration. Une pensée émue enfin pour M. Jacky Anquetil, ancien sacristain de l’église Ste Marie, aujourd’hui décédé, qui avait été le premier à m’accueillir en ces lieux en 2003, et qui m’a régulièrement encouragé dans ma passion pour les cloches.

Sources :
125 ans de vie catholique à Bienne, par le curé Pierre Salvadé, 1984
http://www.journaldujura.ch/150-ans/le-kulturkampf-une-plaie-vif-dans-les-memoires-du-jura
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_vieille-catholique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienne

A consulter :
https://www.biel-bienne.ch/
http://www.jurapastoral.ch/jura-pastoral/Orientations-pastorales/Unites-pastorales/Bienne-francophone/Bienne-francophone.html
http://www.ref-bienne.ch/accueil/

Cloches – Bienne (CH-BE) église réformée du Pasquart

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En entrant dans la localité de Bienne depuis Neuchâtel, il est impossible de ne pas tomber sous le charme de l’église réformée du Pasquart. Construit sur les hauteurs d’un magnifique parc de verdure en 1904, transformé de façon importante dans les années 50, puis au début du 3e millénaire, cet imposant édifice de style éclectique a conservé sa silhouette extérieure originale, malgré de nombreuses transformations intérieures. Le Pasquart, c’est un quartier marqué par l’extraordinaire développement d’une cité industrielle et horlogère à la Belle-Epoque. La volonté de posséder un lieu de culte s’est manifestée en outre par le désir de pouvoir décider de ses propres horaires de cultes. Jusque là, les paroissiens francophones devaient se rendre à St Benoît (dans le centre ville) pour le culte de 10h30. Impossible dès lors pour les ménagères de préparer en temps et en heures le repas de midi ! Les plans de l’église sont issus de quatre projets architecturaux différents, ce qui explique en partie l’intéressant mélange de styles (néo-renaissance, néo-gothique, néo-roman). L’inauguration eut lieu le 12 juin 1904. Si l’édifice est aujourd’hui encore un lieu de culte, il est fréquemment utilisé comme lieu d’exposition et salle de concert.

C’est à l’occasion du vingtième anniversaire de l’église que la paroisse réformée francophone du Pasquart fut enfin en mesure de s’offrir une sonnerie et une horloge. C’est donc en 1924 que Ruetschi d’Aarau coula pour le mince clocher quatre cloches en profil lourd (le bourdon pèse 3’100kg) chantant les notes si2 do#3 mi3 sol#3. La plus grande porte les noms et symboles des quatre évangélistes. La deuxième est ornée des trois croix. La troisième arbore le Chrisme (symbole d’éternité), alors que la coupe de communion figure sur la plus petite.

Les 4 cloches

Photos d’archives de la Belle-Epoque

Mes plus vis remerciements à M. Luc Ramoni, pasteur, pour son chaleureux accueil. Merci également mes amis Dominique « Valdom », Pierrot et Mimine pour leur précieuse collaboration et les sympathiques échanges.

Sources
« Centenaire de l’église du Pasquart 1904-2004 » édité par l’association Présences à l’église du Pasquart
http://www3.orgues-et-vitraux.ch/default.asp/2-0-2443-11-6-1/

A consulter
http://www.ref-bielbienne.ch/fr/home.html
https://www.biel-bienne.ch
https://www.youtube.com/user/pierrot708
https://www.youtube.com/user/valdom68

Cloches – Bienne (CH-BE) église réformée St Paul

Bienne St Paul église

Photo par Wilhelm Tell, http://www.panoramio.com/user/4683941

Histoire récente, mais malgré tout mouvementée, que celle de l’église St Paul. Tout commence dans les années 1920, avec l’englobement des communes de Mâche (Mett en allemand) et Madretsch dans un Bienne alors en plein développement économique et démographique. On pense d’abord à édifier un simple centre paroissial. Mais l’idée d’une vraie église réussit finalement à s’imposer. L’éclatement de la Seconde Guerre retarde à peine le projet dessiné par l’architecte Leuenberger. Le 30 mars 1941 est inauguré l’édifice, dont les cloches ont été hissées quelques mois auparavant. Mais très vite, de grosses fissures apparaissent : sans doute en raison du contexte particulier de la guerre, les murs de la nef ont été conçus trop minces pour supporter la toiture, qui s’affaisse d’une bonne dizaine de centimètres. Malgré une réparation rapide, de nombreux fidèles, choqués, désertent le lieu de culte. C’est en 1956 que l’église St Paul prend l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui, avec l’agrandissement des locaux paroissiaux sur des plans de Werner Schindler.

Si les 5 cloches arborent chacune un verset de la Bible, ce sont avant tout les écussons sur leurs robes qui attirent le regard. On y reconnaît le drapeau suisse, les armoiries du canton de Berne et de la ville de Bienne, ainsi que les blasons des anciennes communes de Mâche et de Madretsch. L’ensemble, coulé par Ruetschi d’Aarau en 1940, égrène un motif Salve Regina complété en mi bémol 3.

-Cloche 1, « Madretsch », note mib3, diamètre environ 136cm, poids environ 1450kg
-Cloche 2, « Mett », note fa3, diamètre environ 120cm, poids environ 1000kg
-Cloche 3, « Schweiz », note sol3, diamètre environ 108cm, poids environ 730kg
-Cloche 4, « Bern », note sib3, diamètre environ 89cm, poids environ 420kg
-Cloche 5, « Biel », note do4, diamètre environ 80cm, poids environ 300kg

Un immense merci à Luc Ramoni, pasteur, pour son aimable autorisation et son chaleureux accueil, ainsi qu’à M. Christoph Bläsi, sacristain. Remerciements également à mes excellents camarades campanaires Pierrot, Mimine et Valdom pour leur indispensable collaboration et les savoureux échanges.

Crédit photos :
Eglise : http://www.panoramio.com/user/4683941
Cloches : Quasimodo

Sources :
« Der künstlerische Schmuck in Pauluskirche und Kirchgemeindehaus », édité par la paroisse
Archives de la fonderie Ruetschi
https://de.wikipedia.org/wiki/Biel/Bienne

A consulter :
https://www.biel-bienne.ch/
http://www.ref-bienne.ch/

Cloches / Glocken – Berne (CH-BE) Friedenskirche

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L’église réformée de la Paix fut édifiée de 1917 à 1920 sur des plans de l’architecte bernois Karl Indermühle, à qui on doit aussi l’église réformée de Granges/Grenchen (SO), qui possède d’ailleurs la même sonnerie note pour note.

Nous sommes ici en présence de la 2e plus imposante sonnerie de la ville de Berne après celle la cathédrale-collégiale St Vincent. Même passablement ajourée par ses colonnades, la haute chambre des cloches offre une excellente acoustique.

Cloche 1, bourdon, lab2, 5’005 kg, Ruetschi, 1920
Cloche 2, do3, 2’500kg, Ruetschi, 1920
Cloche 3, mib3, 1’500kg, Ruetschi, 1920
Cloche 4, fa3, 1’050kg, Ruetschi, 1922

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Enregistrement et photos réalisés le 10 octobre 2010 à l’occasion de la sortie annuelle de la GCCS. Un grand merci à Matthias Walter, président, pour l’organisation et l’aimable invitation.

http://drs.srf.ch/www/de/drs/189427.bern-friedenskirche.html
http://www.gkgbe.ch/
http://www.swisscarillon.ch/

Cloches / Glocken – Berne (CH-BE) Petruskirche

PETRUS clocher

L’église réformée St Pierre de Berne fut édifiée entre 1947 et 1949 sur les plans de l’architecte Max Böhm. Il s’agit d’un édifice religieux typique du milieu du 20e siècle, avec un clocher « libre » de type campanile.

Les 5 pièces de la sonnerie, réparties entre 2 chambres des cloches, furent toutes coulées en 1948 par Ruetschi d’Aarau
Cloche 1, « Petrusglocke », si2, 2’900kg
Cloche 2, « Mattäusglocke », do#3, 2’100kg
Cloche 3, « Markusglocke », ré#3, 1’450kg
Cloche 4, « Lukaskirche », fa#3, 900kg
Cloche 5, « Johannesglocke », sol#3, 600kg

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Un grand merci à Daniel « Auferstehungsglocke » Schöni pour l’organisation de cette visite au printemps 2010.

http://www.gkgbe.ch/
http://www.petrus-kirche.ch
http://www.youtube.com/user/Auferstehungsglocke

Cloches / Glocken – Thoune / Thun (BE) église paroissiale réformée / reformierte Stadtkirche

Thoune - Stadtkirche.JPG

C’est en l’an 933 que fut consacrée la première église paroissiale de Thoune. La nef baroque actuelle, datée de 1738, est toujours flanquée de l’imposant clocher octogonal gothique édifié en 1320.

La sonnerie que nous connaissons aujourd’hui prit forme en 1968. Les 3 plus petites cloches furent désaffectées (mais par bonheur préservées et exposées), tandis que les 3 plus grandes furent corrigées. Il fut en outre passé commande de 2 nouvelles cloches. Même modifié, cet ensemble campanaire demeure remarquable

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^ ^ Coulée par Johann Reber en 1412, la plus petite cloche (dite « Anna »)est aussi la plus ancienne. Remarquez son profil ultra-lourd : 1.036kg pour un la3 !!!

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La cloche 4, note fa#3, 900kg, fut coulée par Ruetschi en 1968

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La cloche 3, dite « Katharina », note mi3 (1’853kg), datée de 1713, porte la signature de Daniel Wyss & Abraham Gerber. Notez sa forme particulière et ses magnifiques motifs v v

Thoune - Stadtkirche - cloche 3.JPG
Thoune - Stadtkirche - cloche 3 - motifs.JPG
Thoune - Stadtkirche - cloche 3 - anse.JPG

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Thoune - Stadtkirche - cloche 2.JPG

^ ^ La cloche 2, dite « Susanna », donne le do#3, pèse 3’800kg (encore du lourd!!), et fut coulée par Hans Zender en 1516

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v v Voici enfin le bourdon en la2, d’un poids de 4’150kg, ajouté tout comme la cloche 4 par Ruetschi en 1968

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Les 2 premiers étages du vénérable clocher abritent un petit musée, ouvert à tous, dédié au millénaire de la ville de Thoune et de son église.
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^ ^ Ces 3 petites cloches, datées (de g à d) de 1816, 1783 et du 15e siècle, prirent leur retraite en 1968.
Détails de la cloche de 1816 v v
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La magnifique horloge mécanique ci-dessus, fabriquée en Allemagne au 19e siècle, fonctionna jusqu’en 1968, date à laquelle elle fut replacée par cet intéressant modèle électro-mécanique ci-dessous, manufacturé par la maison Thun-Gwatt, et lui-même désaffecté en 1987
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Un grand merci à Mme Marianne Voegele, sacristine, pour son aimable accueil.
http://www.ref-kirche-thun.ch/
http://www.thun.ch/
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Cloches/Glocken – Berne (BE) Pauluskirche

Berne - Pauluskirche.JPG

Edifiée entre 1902 et 1905 sur les plans du grand architecte Karl Moser, l’église St Paul est un des exemples les plus marquants de l’Art Nouveau en Suisse.

Le haut clocher coiffé d’une élégante flèche cuivrée renferme une grande sonnerie en SIB2 coulée par Ruetschi en 1904. Les motifs des 4 cloches, les jougs et les ferrures furent dessinés par l’architecte lui-même.

Berne - Pauluskirche - grande cloche.JPG

Voici la grande cloche, sur le joug de laquelle on distingue encore la peinture bleue originale, assortie au cadran de l’horloge. Les 4 cloches portent chacune les armoiries de Berne

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v v l’ancien mouvement d’horloge (Gwatt) désaffecté en 1989 v v

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Un grand merci à Matthias Walter, historien de l’art et campanologue, auteur de très belles pages sur cette magnifique église, pour l’organisation de la visite. Remerciements également à M. Peter Tobler, concierge, pour son aimable accueil.

http://www.pauluskirche.ch/

http://de.wikipedia.org/wiki/Pauluskirche_%28Bern%29

http://de.wikipedia.org/wiki/Karl_Moser

Berne - Pauluskirche - clocher.JPG